CARTON
WE'RE ONLY IN IT FOR
SUNJ
STEVE DALACHINSKY
WE'RE ONLY IN IT FOR
LITTLE PONEYS IN A SPOON
THE SNOBS
Voilà une carcasse qui se brise : Makuro se mue en Carton. Après avoir insidueusement corrompu l'Œil Sourd à son art pop au fil des compilations We're Only In It, l'homme orchestre franchit désormais le rubicon de la "Longue Pièce" sans trébucher.

Mélancolique, bavard, bruyant, dansant, Trempe raconte l'amour, Nantes, les tentatives avortées, les images et les miroirs, se raconte lui-même et raconte son concepteur en trente-six minutes qui n'hésitent pas à utiliser tous les moyens possibles pour vous convier à sa glorieuse marche vers le réveil sonique, à l'image de son single funkoïde "Public Static Void".
On pourra le télécharger ici. Ou bien on pourra l'écouter en cliquant sur le triangle blanc sur fond noir ci-dessus. On pourra même aller sur la page dédiée à Carton sur ce site, quand nous aurons réalisé de menus travaux d'ici quelques semaines. Et surtout, on pourra attendre la sortie physique de l'album d'ici un mois, en sachant qu'elle pèsera son poids.
À nouveau la lumière qui s'en va trop tôt, à nouveau la peau qui craque, à nouveau ces promesses non tenues, et à nouveau, avec une énergie qui jamais ne fléchit, l'Œil s'ouvre. Le rituel accompagne décembre vers janvier depuis quatre ans déjà : le cinquième volume de la compilation We're Only In It For The Presents ne vous rendra pas meilleurs, mais un peu plus sourds que l'an passé.

Se cachent dans ce lien hypertexte onze petites transes parfois poisseuses venant de projets dont les membres se mélangent et se confondent, car la procréation musicale est collective et échangiste. Et si vous avez peur de franchir le cap et de laisser l'Œil pénétrer votre disque dur, voici un charmant petit lecteur audio.
Vivez mieux désormais.
Se tirant enfin d'un mutisme de près de deux ans, SunJ dit « flûte » à 2011 dans un EP d'extrême-décembre : six minutes et onze secondes de folk avec des grumeaux, faite de premières prises, de mélancolie et d'hésitations diverses.
Cliquez donc, et regardez la lumière de l'hiver faiblir doucement.

L'année est chargée pour The Snobs. Après les hurlements et les murmures possédés de Duck Feeling sur son album solo "Die Ewigkeit Lieder", les trois fois trois hymnes au béton de "Rhythms of Concrete" et le cycle de courts-métrages superhéroïque Symmetryman de et avec Mad Rabbit, voilà les frères terribles de retour avec deux grandes premières : un album collaboratif et un moyen-métrage !

Avec "Massive Liquidity", sous-titré "An Unsurreal Post-Apocalyptic Anti-Opera in Two Acts", les Snobs reviennent à nos oreilles sous la forme inédite d'une collaboration avec le poète beat américain Steve Dalachinsky. Motivée par Jean-Jacques Arnould, fondateur du label Bam Balam Records qui distribue d'ores et déjà l'album sous forme d'un digisleeve, cette rencontre entre les mots heurtés du new-yorkais et les grooves et anti-grooves du duo français vous offre un voyage de quarante minutes les yeux fermés dans un désert froid et urbain. Sachez-en plus ! Cliquez donc là !
Vous pouvez vous procurer l'album sous forme physique en suivant ce lien hypertexte (ou bien est-ce celui-ci ?), mais dans le cas où votre lecteur de disques compacts serait chez le réparateur, sachez que "Massive Liquidity" est tout de même disponible en téléchargement gratuit par ici.
Quant à Pierrot Lunaire, il s'agit clairement du projet le plus ambitieux de Mad Rabbit. Adapté de l'oeuvre de Schönberg, elle-même mise en musique des vers du poète Albert Giraud, ce moyen-métrage d'une trentaine de minutes met en scène Pierrot, bien évidemment interprété par l'éternel éphèbe Duck Feeling, aux prises avec la beauté, Dieu, l'humanité, le tout narré par l'égérie Devil Sister plus mystérieuse et envoûtante que jamais.